Pour partager mon vécu, vivant, mouvant avec ses hauts et ses bas, autour de ce chemin.
Cette petite phrase a eu un côté "magique" ces jours-ci, pour moi ...
Le "désastre", c'est ce moment qui semble ne plus finir, d'une intense inquiétude, où ce que je pense et ressens, est soumis à un doute et une critique intérieure sans pitié ; où je (re)découvre à quel point ce critique intérieur est puissant, à quel point, je suis peut être totalement désarmé, face à lui. Et où je perds toute sécurité intérieure, dans une anxiété envahissante, débordante.
Le désastre, c'est cette fatigue intense, ce poids du corps énorme, avec une sensation de courbature, juste après midi, alors qu'il faut travailler.
Ou cette autre fatigue, tout aussi lourde, qui écrase tout, pendant 2-3 heures en rentrant du travail, avant que je ne commence à émerger ...
C'est cet éveil la nuit, qui n'en finit pas, alors que j’aimerais/voudrais dormir, et que demain je me lève tôt ...
C'est ce rêve ou ces images, ou ces pensées, qui me tournent dans la tête, encore et encore, chargés de questions, d'inquiétudes, de révoltes, d'impuissance ou de désespoir ...
C'est cette situation ou cette relation, ou cette sensation que je rumine, qui tourne en boucle, et dont mon esprit ne parvient pas à sortir ni à résoudre ...
Ou cette émotion, qui revient toujours, peur, tristesse, inquiétude, colère, irritation, anxiété, honte, dégoût, culpabilité, affolement ...
Ou cette tension intérieure, ce mal-être que je ne parviens pas à nommer, et qui dure, dure, encore et encore …
Et cette phrase, ce rappel m’aide à me poser …
Être au milieu du désastre, et c'est ok. C'est comme ça. Il n'y a rien à faire, juste à "être là".
Ce rappel m’aide à rester serein. Il aide à accueillir « ce qui est là », quoi que ce soit, sans révolte, sans peur, sans désespoir ... Ce "sans révolte, sans peur, sans désespoir" sur lequel je travaille depuis des années, et qui se concrétise de plus en plus, au fil du temps.
Et cela permet/crée/ouvre à des prises de conscience, à de nouvelles visions, à une nouvelle perception de soi et du monde, à de nouveaux états intérieurs, plus sereins, à des révélations intérieures, guérissantes, petit à petit …
Oui, pendant plusieurs jours, cette petite phrase a été une grande aide ! Maintenant, elle "s'éloigne"....
Les nouvelles perceptions/visions prennent leur place et demandent à être explorées ! Une plus grande paix intérieure est là.
Le chemin continue, dans de nouveaux espaces de conscience et d'expériences !
Bonne journée ! ;)
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