• "Une bonne communication apaise, seule la vérité guérit" (CNV)

    Pour illustrer cette petite phrase, proposée comme thème dans le groupe CNV OSBD (Communication Non-Violente)(il faut être inscrit dans le groupe pour y avoir accès), sur FB, voilà une situation récente, vécue avec une collègue de travail.

    Malgré nos différences, il y a une bonne confiance entre elle et moi, et ce n'est pas la première fois que nous avons des conversations où je lui apporte mon écoute et un certain apaisement. Mais là, et en grande partie grâce à ce que j'ai appris ces derniers temps dans ce groupe, cela a atteint une profondeur que je considère comme exceptionnelle.

    Nous sommes tous les deux en formation à la RESC (voir http://www.resc.fr/), une technique de soin qui utilise l'énergétique chinoise, et les points d'acupuncture par le contact des doigts et sans aiguilles, pour rééquilibrer la personne au plan énergétique.
    Donc dès le matin, elle me dit : "Roland, ce serait bien si tu pouvais me faire une séance aujourd'hui." Je la sentais particulièrement stressée, je lui demande si elle a un souci particulier, comme il y avait d'autres personnes dans la pièce, elle me répond : "on en parlera plus tard".

    A midi, nous nous retrouvons tous les deux pour manger. Et je lui demande : "Alors qu'est-ce qui te met la pression ?" Et là, elle me décrit, l'impasse essentielle et toutes les difficultés de sa situation ... Perso, si je ne suis pas doué pour l'empathie quand les gens font comme s'ils avaient les solutions alors que je vois bien que ce n'est pas le cas, quand les gens sont vraiment en difficulté, je supporte facilement des choses qui feraient fuir, ou réagir par la défensive la plupart des gens ...

    Mais ici, j'étais particulièrement serein, je n'ai même pas eu la tentation d'essayer de lui faire prendre conscience que son état d'esprit, son mode de fonctionnement psychologique et émotionnel, était pour quelque chose dans sa situation. Je ponctuais mon écoute de "oui, c'est vraiment très difficile (ce genre de situation)". Elle me renvoyait aussi les retours d'autres personnes, style "il faut positiver", en constatant que face à certaines situations, certains faits, cela ne fonctionnait pas pour elle.

    Il y a des moments, où j'aurai pu me sentir, moi aussi, dans la même impuissance qu'elle, face à sa situation, mais dans ces rares moments, je me reprenais, en me connectant à la méditation de la compassion bouddhiste (mixé au "Tonglen" pour être précis)(voir "Méditation ..."). Et finalement, je suis resté serein et confiant, sans interventionnisme, jusqu'à la fin.

    Je lui ai proposé de faire la séance de RESC, après le café. Nous avons discuté pour savoir quels étaient les points d'acupuncture importants à travailler, et c'est parti, toujours en restant dans l'échange et le dialogue. Dès le début de la séance, elle me dit "C'est comme si ça secouait à l'intérieur." Et un moment plus tard, dans l'échange, elle m'expose plus profondément la source de son mal-être, liée à son enfance, aux conditions de sa naissance et à la relation, particulièrement douloureuse à sa mère ... En même temps que je travaillais sur ses énergies, je lui dis simplement "il y a vraiment un très fort sentiment d'abandon", ce qu'elle confirme. Je lui propose de simplement respirer avec ce sentiment ... Elle me dit "J'ai les mains qui brûlent, alors que d'habitude j'ai les mains froides". Je lui livre ma perception intérieure : celle d'une bulle de bienveillance, de lumière, de chaleur autour de nous deux. Je lui conseille : accueille cette chaleur, même si cela peut faire un peu mal ... Je termine la séance.

    Elle "émerge", s'étire en baillant ... Un moment plus tard, elle me dit qu'elle a une sensation de froid, et à plusieurs reprises, elle me remercie ...

    Donc "Une bonne communication apaise", c'est exactement ce qui s'est passé ... cela lui a permis d'accéder au sentiment profond, "sa vérité qui guérit", d'abandon, à la racine intérieure de sa souffrance (et qui, parce qu'elle ne sait pas le prendre en compte, crée ses situations de souffrance), en conscience de cela, cela a ouvert les portes à une énergie de bienveillance et d'amour, qui la réchauffée, et même "brûlée" dans ses mains si peu habituée à une telle chaleur-énergie.

    Cette personne n'est évidemment pas "guérie", au sens où tous ses problèmes seraient résolus, mais elle a vécu un moment de guérison, en contactant la vérité de son être ... Il me semble que, pour se guérir vraiment, elle devra accueillir encore, et encore, en se donnant plein d'amour, ce sentiment d'abandon si profondément inscrit en elle, et dont les conséquences dans sa vie, ses comportements et ses croyances, génèrent ses difficultés, et devront évoluer ...

    J'ai le sentiment de "n'avoir rien fait", juste gardé mon équilibre, et que tout c'est passé naturellement ...

    Qu'en pensez vous ? Que ressentez vous ? Chaleureusement.

    « L'autre n'est PAS la cause de notre souffrance. CNVSuite vécu personnel, publié le 28/02. »
    Partager via GmailGoogle Bookmarks

    Tags Tags : , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :