• Surdoué (zèbre), non-zèbre, relations entre les deux.

    Le "zébre" (ou surdoué, ou HQI) perçoit et comprend certaines choses instantanément, de manière intuitive et globale (intelligence différente, pensées en arborescence, hypersensibilité, empathie,exigences éthiques élevées ... mêlées, plus réactions émotionnelles puissantes, et autres éléments "zèbres"), alors que l'autre (non-zèbre), ou les autres, restent dans une perception linéaire et verbale limitée, en particulier par les habitudes de pensées, et des réactions émotionnelles automatiques, sans avoir conscience de ces limites/limitations.

    D'une certaine manière le zèbre a déjà la réponse à une question qui n'a pas encore été posée par l'autre ... Le zèbre a aussi extraordinairement du mal à formuler un "pas à pas" de sa compréhension/perception. Du coup, son expression est extrêmement maladroite, ce qui est évident pour lui, est étranger à la compréhension de l'autre, et ses propos sont soit incompréhensibles, soit vécus comme remettant en question la personne elle-même, dans sa compréhension-perception du monde ...

    Il est intéressant et important de reconnaître une différence entre le mode de fonctionnement "zèbre" ou "en arborescence" ou "surdoué", réactif émotionnellement, voir sensoriellement, intuitif et global versus le mode de fonctionnement linéaire, beaucoup moins réactif émotionnellement, et ayant du mal à appréhender les choses de manière globale ...

    Pour moi-même, la reconnaissance et la compréhension de ma "zébritude" a été importante ... Cela permet sans aucun doute, de mieux se comprendre soi-même, de mieux comprendre, les autres, de donner du sens à des difficultés qu'autrement n'attribue plus ou moins soit à la vie qui nous en veut, soit à notre nature plus ou moins "mauvaise" ...

    Mais mon point de vue est que quelque soit le degré de conscience que l'on a d'un fonctionnement ou de l'autre, en nous-même, la réalité est que notre cerveau utilise les deux modes de fonctionnement. Ces deux modes sont  complémentaires et parfaitement indispensables et nécessaires à notre équilibre personnel, pour bien vivre et bien communiquer avec nous-même et avec les autres.

    Nous sommes tous empathes, nous avons tous une sensibilité à fleur de peau(caractéristiques "zèbre"). Simplement, la manière dont nous en sommes conscients peut-être nul, moyenne, ou très forte. Même si notre conscience de cela est nulle, l'information est là, simplement, elle est traitée de manière totalement automatique et inconsciente.

    A l'appui de cela, concernant l'empathie, nous avons tous dans la tête les "neurones miroir" qui s'allument à la vue des gestes et du visage de l'autre et reproduisent en nous, ce qu'il fait et ressent ...

    Différences de conscience, différences d'intensité, différences dans l'interprétation de ces perceptions ... mais tout est là. Les murs sont en grande partie créés par ce que nous faisons de cela, par nos croyances, et les tensions émotionnelles conscientes et inconscientes, qui se lèvent en nous, quand nous allons à la rencontre de l'autre, ou qu'il vient vers nous ...

    Les deux modes ne sont pas en alternance, ils sont constamment en simultané. ex : Quand vous écrivez et parlez, vous transformez du "zèbre" (dimension ressentie, gestalt de signification de chaque mot) vers le "linéaire", quand vous écoutez et comprenez, c'est le chemin inverse ... Je ne rentre pas dans les détails !

    Par contre, la conscience peut être focalisé sur l'un ou l'autre mode, sans conscience de l'autre (surtout en mode linéaire) ...
    Une formulation approximative de cela : l'utilisation des mots, du langage (mode linéaire) est une surcouche au fonctionnement "en arborescence" du cerveau qui est aussi son fonctionnement "de base" ... 95 ou 99 % de l'information dans le cerveau est traitée "en arborescence". Et c'est un système "en arborescence" qui crée aussi le fonctionnement "linéaire" ...

    Le mode linéaire devient prévalent, par l'apprentissage, le conditionnement par "ce qui fonctionnait/ce qui ne fonctionnait" (de la naissance jusqu'à la grande enfance) qui ont inhibé la perception et la conscience des processus "en arborescence", auquel la personne n'est plus ouverte.
    Sa pensée ne suit plus que les chemins mille fois répétés de ce qui a fonctionné pour elle (dans son enfance). Le "zèbre" pour des raisons x ou y n'a pas perdu ce lien, cette perception ..

    Les surdoués/zèbres entre eux, ont tendance à stigmatiser les "moins-comprenants". Mais à mes yeux, c'est une erreur : le mode de fonctionnement "zèbre" existe en permanence dans tous les cerveaux !

    Une difficulté de communication existe entre zèbre et non-zèbre, et elle devient infranchissable quand une personne fonctionnant "en mode linéaire", n'a pas conscience et ignore que d'autres puissent fonctionner en mode "zèbre", que c'est normal et que cela peut rendre l'échange "compliqué", ou "hasardeux".

    Dans l'autre sens, quand une personne fonctionnant en mode "zèbre" prête à l'autre automatiquement une hostilité, un refus de la comprendre, et une incapacité à être en phase (empathie) avec ses sentiments (parce qu'elle a plein d'expériences négatives à ce sujet, ce qui est compréhensible) ... (ce qui, si on pose ses sentiments et qu'on les exprime d'une manière sereine et simple, en formulant tranquillement les tenants et les aboutissants principaux des sentiments ressentis, est rarement le cas ... :))

    Quand les deux se rencontrent, cela donne : "tu ne me comprends pas, tu ne respectes pas mes sentiments", de l'un à l'autre et réciproquement ... :(
    Si les deux ont conscience de la problématique ... alors un dialogue prudent peut s'engager ...

    « Suite vécu personnel, publié le 28/02.Importance de la formulation en CNV. »
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