• Surdoué, une cause possible.

    R écrit :

    Je fais même l'hypothèse que les « hqi » seraient des gens qui ont vécu un traumatisme majeur prénatal (voire néonatal, ce qui pourrait rejoindre la théorie à laquelle tu fais référence) qui a créé un tel cercle vicieux gigantesque puisque le fœtus est alors seul, sans stimulus pour le distraire et que la machine « mental » s'est alors emballée de manière infernale ce qui a hypertrophié le mécanisme pour donner ce haut qi.
    L'avantage ce serait alors que si on parvient à guérir du traumatisme en question, on va pouvoir calmer la machine, mais profiter tout de même du haut qi. ;)

    Oui, pour moi, un fonctionnement cérébral intense est lié à un état de stress très important, dans lequel les éléments moteurs et émotionnels de réponse à la situation et de soulagement de la tension sont/ont été inopérants ou insuffisants. Du coup l'énergie monte/est monté à l'étage de la pensée, qui doit résoudre un problème de survie, en explorant à toute allure, de multiples alternatives et possibilités, tout en prenant en compte avec acuité, les données des sens (hypersensibilité) et les informations émotionnelles (hyperémotivité), ou en les inhibant (froideur et distance affective) si elles sont en elles-mêmes un danger ... (nous retrouvons les deux "types" extrêmes du hp (hqi), l'excitabilité ou la froideur émotionnelle).

    Nul besoin d'un "traumatisme majeur", il suffit d'une très grande sensibilité naturelle, d'une forte empathie (qui fait que l'on ne voudra pas "blesser l'autre"), et d'un événement suffisamment durable, c'est-à-dire qui, au regard de la sensibilité et du déroulement en "temps subjectif" sera perçu comme long, pour générer un tel état. Et que cet état s'inscrive comme "mode de fonctionnement normal" de l'être (plus cela se produit précocement (autour de la naissance ? voir ici), plus ce fonctionnement s'inscrirait profondément).

    Quand je regarde au fond de moi, quand la pensée et l'énergie pour résoudre les "problèmes" s'emballent, c'est une forme de peur, le besoin IMPÉRATIF de résoudre une situation relationnelle complexe, et chargée d'enjeux affectif extrêmement forts (perçue comme telle à tort ou à raison !), avec aussi, un sentiment de tristesse que "cela ne se passe pas mieux spontanément" qui émerge ... Tout cela, conjugué "sous haute pression" !
    Quand j'accepte cela, que je me rappelle à moi-même, qu'il faut laisser le temps au temps, que les autres ont leur propre puissance de guérison en eux, et que je n'ai pas à "tout porter" de leur misère ... les choses s'apaisent doucement ... la pression redescend ... et je peux agir de manière mesurée, plus adaptée et pertinente, aussi bien pour moi que pour les autres, à la situation ...

    « Principes fondamentaux structurant le psychisme humain. S. Grof.Relations entre le groupe et l'individu, pour ceux qui sont différents. »
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