• Sur la tombe de la thérapeute morte.

    Comme un soleil éclatant,
    vous vous êtes présentée …
    Vous, reconnaissant ma souffrance,
    la comprenant et m’assurant qu’enfin,
    grâce à votre bienveillance,
    vous alliez m’aider à mieux vivre,
    avec ce que ma mère ne m’a pas donné,
    et la violence du monde que je ne savais
    comment gérer, et le mal-être à être soi …

    Et bien sûr, tout le mal qu’il faut penser,
    de ces gens sans âmes et conscience,
    qui nous ont blessé, martyrisé,
    et de ceux qui le font encore ...
    Et nous, qui sommes si différents,
    humains, fragiles, porteurs de tant de qualités,
    Intelligence, créativité, sensibilité …
    Et tout était bien alors, mes points de vue,
    authentiques et profonds, mes compréhensions
    pertinentes, mes écritures et dessins,
    si plein de sens et de valeur …

    Et puis une phrase de moi,
    une simple réserve, une attention portée,
    au fait que vos mots puissent parfois,
    ne pas être de valeur universelle,
    mais l’expression d’une pensée individuelle
    et donc limitée et humaine dans sa relativité ...
    Et votre réponse, que je ne comprends pas
    je veux « tuer ma mère » et « vous » …
    Et si je n’entends pas cette phrase, cette vérité,
    si je ne la comprends pas, ne la prends pas
    complètement à mon compte,
    si à mon point de vue,
    cela ne répond ni à mes mots,
    ni à leur sens, ni à leur contexte,
    d’abord ce « refus d’entendre »
    vous empêche (?) de « penser » pleinement,
    atteinte terrible à votre tâche et dignité
    dont je serai responsable …
    Et c’est encore, que je mets en doute,
    votre compétence, que je me crois
    meilleur que vous, et de justifier,
    au nom de vos connaissances,
    et références et déférences,
    à célèbres psychanalystes,
    l’autorité de votre parole …
    Sagesse incommensurable, qui,
    coule dans vos veines et votre esprit,
    et en votre cabinet, ne saurait être,
    mise en doute ! ;)
    Me voilà obligé de penser …
    comme vous !
    Interdit de penser sur vos paroles
    et leurs effets sur moi !
    Bien oubliée, la Bienveillance,
    que dans votre condescendance,
    et votre divine compétence,
    vous m’accordiez ! ;)
    Fini la reconnaissance de ma pertinence,
    la valeur de mes perceptions/compréhensions …
    Et votre colère, votre autoritarisme,
    qui monte dans l’échange,
    pour faire taire toute parole,
    étrangère à vos conceptions,
    pour dénier toute valeur,
    à mes propos !
    Il n’y a pas « indication » de thérapie.
    Toute pensée concernant votre agir
    et vos mots est irrecevable,
    et ne peut être, support à un travail …
    Et que j’arrête avec mes généralités,
    sur la nature humaine, et la réalité
    de nos imperfections communes !
    Bien oubliée, la Bienveillance !
    Petite fille perdue, pleine de violences,
    et de peurs, qui s’accroche à ses repères,
    se sent invulnérable, en son cabinet,
    puisqu’aucune faute ne peut
    lui être imputée,
    aucune imperfection, aucun manque,
    puisque la « règle » est :
    « Aucun mot sur ce que
    je fais, montre ou dis,
    n’est toléré ici. »

    Bien. Je vous laisse, Madame,
    regarder l’effet de votre Bienveillance
    déclarée et impuissante, en regard
    de vos mots, émotions et actions !
    Enfant perdue, qui voit la paille
    dans l’œil de l’autre,
    en couvrant d’un voile de honte,
    de peur et de colère,
    la poutre qui fait sa souffrance,
    justifie sa violence …

    Mon âme fragile et sensible
    est submergée par la puissance-violence
    de ce hurlement délibéré délétère
    destiné à annihiler dans votre esprit,
    jusqu'à mon existence (un désir de "mort"
    chez vous est-il possible ? ;)
    Balayée par ce souffle infernal, elle,
    perd un moment le sens de l'amour et de sa valeur ...
    Puis doucement revient à elle,
    se découvre intacte et vibrante
    d'une confiance nouvelle,
    et regarde sereine le vide laissé
    par ce hurlement qui ne masque pas,
    manque d'amour, impuissance à être,
    exprimés dans vos, mots-émotions,
    et mon âme elle, vibre à nouveau pleinement
    de la joie et de l'amour qui sont elle pour toujours ...
    Chemin de retour à soi, que jour après jour,
    mon être revisite et redécouvre,
    au fil des épreuves, joies, voyages intérieures
    et ouvertures de conscience émerveillantes ...

    Je m’éloigne de vous, chère Madame,
    je reviendrai bientôt, fleurir une dernière fois,
    votre tombe de « thérapeute
    et mère de substitution bienveillante »,
    assassinée de votre propre main ...
    En mémoire et en remerciement, 
    de tout ce que j’aurai appris,
    à votre contact, quelques idées
    nouvelles, attentes, espoirs,
    illusions, peurs, mieux comprises,
    et la tristesse de constater
    une fois de plus, la terrible misère,
    que cache une belle façade, quand elle est
    affirmée, au lieu d’être vécue …
    Vous en étiez d’accord, quand nous parlions
    d’autres que de vous ! ;)
    Puis je jetterai aux oubliettes
    vos contentieux à mon égard,
    votre colère, vos accusations,
    votre mauvaise foi, le désespoir,
    et la violence manifestés,
    pour ne reconnaître et garder
    que vos souffrances sans réponses
    et votre aspiration, inassouvie,
    à être heureuse …

    Chaleureusement …

    Sous-titre : "Comment je me libère des violences émotionnelles et du mépris, d'une femme indigne de sa fonction."

    Ce texte est développement concret et une réponse de l'épilogue de "Les énergies non-reconnues qui blessent nos âmes ..."

    13/09. ajout paragraphe : "Mon âme fragile et sensible ..."

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