• Sur l'identification. L'importance du corps.

    S'identifier à une part de soi-même, c'est considérer que cette partie est "moi".

    Quelqu'un qui s'identifie à ses pensées, par exemple, ne peut s'en extraire, et n'a aucun recul par rapport à elles. Il ne peut en relativiser le contenu, ses pensées définissent sa réalité. De même pour une identification à ses émotions, la personne vit par et pour les émotions, sans aucun recul par rapport à elles.

    Une identification au corps, signifie que la personne, ne vit que par et pour les sensations corporelles et l'activité motrice. C'est cela son horizon et son essentiel. Tout ce qui touche le corps l'affecte elle, directement. Ex : le corps est malade, donc "je suis" malade. Ce qui sans signification réelle.

    Comme je l'écris dans un autre post, nous ne sommes qu'exceptionnellement totalement identifié à un seul niveau de vécu (corps, émotions ou pensées).

    Ne pas/plus s'identifier au corps, (/aux émotions, /aux pensées), ne signifie pas que l'on ne sent plus rien, ni que l'on est incapable d'agir (/que l'on ne vit plus d'émotions, /que les pensées disparaissent) ! Cela signifie que les sensations et l'action sont un élément du vécu, dont on est conscient, que l'on vit normalement et pleinement, mais que ces deux éléments sont une partie de ce qui accède à/et est pris en compte par la conscience.

    Ne plus percevoir son corps, relève de l'expérience mystique, du sommeil ou de la pathologie. il y a des états de conscience dans lesquels le corps n'est quasiment plus perçu, et c'est une tout autre dimension de la vie et de l'être qui est massivement privilégiée dans ce qu'accueille la conscience.

    Une personne identifié au corps qui vit un tel état, à tout simplement la sensation de n'avoir "plus été là" pendant un tel vécu, et n'en garde aucun souvenir. Si la personne s'identifie aux émotions ou à la pensée, et si l'expérience vécue touche à des niveaux trop subtiles de conscience, la personne n'en gardera que des traces émotionnelles et mentales, sans pouvoir connaître/reconnaître toute la profondeur de l'expérience ... qui lui sera pourtant bénéfique : une partie d'elle aura accéder à une vérité très profonde d'elle-même, cela bouleverse et construit.

    Le corps est cependant, le centre focal et le support de la conscience pendant la vie terrestre, c'est ce qui fait que la conscience identitaire existe. Si la conscience peut voyager dans des territoires intérieurs infinies, elle reste centrer sur le corps, même si elle ne le perçoit plus. Selon ma compréhension/ expérience personnelle des choses, naturellement.

    « S'aimer soi-même. Les plans de conscience et d'identification.S'aimer soi-même ... et l'amour des autres. »
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