• Suite vécu personnel, publié le 28/02.

    Je reviens ici à la suite du vécu dont j'ai témoigné précédemment (dans l'article "CNV, ... de M Rosenberg", avant le précédent), celui de l'enfant qui aurait TELLEMENT aimé être compris par ses parents, et qui se sentait triste et coupable.
    Depuis la veille après-midi, j'avais un peu mal à le tête, et la discussion de la soirée dans le groupe, n'y a rien changé, j'ai mal dormi cette nuit sans comprendre pourquoi.
    C'est dans ma méditation du matin que les choses se sont éclairées :

    Connecté à mon mal-être, j'ai perçu cette fois ci, non plus la tristesse de cet enfant, mais d'abord son énorme douleur, presque physique, devant la totale distance de ses parents, et aussi la sorte de très puissante colère qu'il a éprouvé, le tout, dans les larmes de reconnaître, et cette souffrance et cette colère ...

    A la suite de cela, j'ai compris que, par exemple, si une partie de moi me traitait de "mauvais", c'était pour éviter que cette colère n'explose à la tête des gens qui ne voulaient ou pouvaient pas me comprendre (celui qui est "mauvais" doit fermer sa gueule pour ne pas faire de mal aux autres).

    J'ai ressenti aussi que cette colère était le signe que je devais affirmer mon point de vue (ce que j'ai fait dans le message de ce matin à V.), et que le mal de tête d'hier, était le manifestation de cette colère, de ce besoin d'affirmation de soi, impossible à formuler dans l'échange que nous allions avoir, en fin d'après-midi. Et c'est son énergie qui m'empêchait de dormir.

    Bien sûr dans son être, l'enfant que j'ai été, la tristesse et la colère pouvaient alterner. Mais au bout du compte, aucune de ses deux émotions ne pouvaient vraiment s'exprimer, d'où un être qui finalement, ne pouvait être que dans l'observation, et dans l'incapacité d'exprimer ses besoins, ses attentes, et donc, un être très démuni dans le "jeu" social. "Avantage" : une connexion à sa vérité intérieure très forte, bien qu'incontrôlable, et très difficile à comprendre, à rendre intelligible pour lui-même et pour les autres ...

    C'est la première fois que je perçois cette sorte de colère, relativement à mon enfance.

    Je ne peux pas parler de tout ce que cette découverte implique, pour l'instant je suis en observation de tout cela ...

    Peut-être simplement, mettre en lien avec un événement qui a été d'une extrême violence pour moi : la mort de ma mère quand j'avais 11 ans, dans un accident de voiture (dans lequel je précise pour la suite, que je n'avais aucune responsabilité). J'ai cru, enfant, que c'était la colère que j'avais contre ma mère, qui l'avait tuée. Et donc, je suis devenue froid comme un glaçon : sentiments interdits, car ils peuvent tuer ceux que j'aime ... Les sentiments et le mal-être généré par tout cela, m'auraient conduit à la mort, si je n'avais pas rencontré à 25-26 ans, une thérapeute avec qui j'ai pu dénouer ce nœud gordien ...

    Tout cela est en train de libérer une conscience profonde, une intelligence nouvelle de ma vie et de mon propre esprit ... C'est un peu comme si je pouvais commencer à me voir, à voir cette personne que je suis, que j'ai été, comme quelqu'un à côté de moi ... Comme si tout ce qui constituait l'armature de mon psychisme, me devenait visible ...

    Bon, j'espère que personne ne me prendra pour un dingue ! ;)

    « "Une bonne communication apaise, seule la vérité guérit" (CNV)Surdoué (zèbre), non-zèbre, relations entre les deux. »
    Partager via GmailGoogle Bookmarks

    Tags Tags : , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :