• S'aimer soi-même. Les plans de conscience et d'identification.

    S'aimer soi-même ...

    D'abord il y a l'amour ... une énergie fondamentale qui nous amène à la vie ...

    Que sommes nous ... que nous puissions aimer ... ou pas ?

    Comme le surfeur sur le vague, chacun d'entre nous "surfe" par sa conscience, avec son "moi", sur la vague de vie qui le porte ...

    C'est cela le corps : la vague que nous donne la vie pour "exister", apprendre, apprendre à aimer, aimer, ... Vague/corps où tout est inscrit : le bonheur inaltérable, la souffrance, les blessures et les joies, les émotions fondamentales, l'intelligence naturelle, vivante, qui fait que nous nous adaptons, pour le meilleur et le pire à notre environnement humain, que nous occultons ou mettons en avant certains aspects de notre potentiel, etc ... Tout cela pré-existe à la pensée, au "moi". Tout cela le constitue, mais le "moi", "je", n'en connaît qu'une minuscule partie : "ce qu'il croit qu'il est" ...

    Et si la question se pose : "S'aimer soi-même, qu'est-ce que c'est ? pourquoi ? comment ?" c'est bien parce que, du point de vue de notre "moi", "aimer", et "être soi" posent questions ...
    Du point de vue de la vie, il n'y a pas de question : l'amour est.

    Alors d'abord, s'aimer soi-même "Qu'est-ce que c'est ?"

    Suivant ce que je crois que je suis, "s'aimer soi-même" sera différent ...
    Si je m'identifie à mes intuitions, l'amour c'est accueillir ce qui vient, et s'aimer soi-même sera une manière d'être au monde ...
    Si je m'identifie à mes pensées, l'amour sera un concept, et s'aimer soi-même, une logique ...
    Si je m'identifie à mes émotions, l'amour sera une émotion, et s'aimer soi-même, dépendra des émotions que j'éprouve.
    Si je m'identifie au corps-objet, l'amour sera "me faire du bien" ...
    Si je suis "conscience de" toutes ses dimensions, sans m’identifier à aucune ... S'aimer soi-même, sera simplement "être conscience", porteur d'une présence à soi agissante, mais libre de tout attachement ...
    Bien sûr, nous ne sommes jamais unilatéralement l'un ou l'autre de ces aspects, nous naviguons entre ces différentes dimensions, avec, cependant, une ou deux que nous privilégions ...

    "Pourquoi ?"

    La question se pose si nous manquons d'amour, si, à travers les autres ou à notre propre regard, nous ne ressentons pas d'affection, de sympathie, d'amitié pour nous-mêmes. Nous nous ressentons alors comme ayant quelque chose de "mauvais", de "négatif", de "pas comme il faut" en nous, soit à notre propre regard, soit au regard des autres ...

    "Comment ?"

    Comment faire pour accueillir l'amour de la vie en nous, pour reconnaître cet amour, vivant dans la personne que nous sommes, et dans la vie que nous menons ?
    Il faudrait devenir conscient de ce qui, en nous, fait obstacle, à cette conscience de la vie et de l'amour ...
    Qu'est-ce qui fait obstacle ?
    L'identification à une partie de nous-même ... Mais cette identification vient de souffrances et d'incompréhensions inscrites en nous, dans notre corps, dans nos fonctionnements émotionnels, dans notre manière de voir le monde, et que nous ne reconnaissons pas comme telles ...

    La piste serait donc d'être attentif à soi, à ce que l'on éprouve, de ne pas nier les mal-êtres, les douleurs, les souffrances ... de les vivres sans les juger, sans croire qu'ils font de nous quelque chose de mauvais, de "pas bon" ... Et en cheminant avec/en ressentant ces blessures profondes, nous découvrirons notre fragilité, nos failles, ... si nous ne sommes plus dans un moralisme ou un conformisme étroit, l'amour, pour l'être blessé que nous sommes, jaillira ... Ayant eu la force d'accueillir "ce qui fait souffrir", nous découvrirons l'amour jaillissant en nous ... Nous découvrirons aussi, la force de guérison extraordinaire qui est nous, en nous, la véritable lumière qui est "ce que je suis" ...
    Mais sans accueillir authentiquement notre fragilité .... nous ne pourrons pas découvrir cette force d'amour et cette lumière ...

    Alors ... S'aimer soi-même ?

    Ne serait ce pas : "découvrir/reconnaître, encore et encore, l'extraordinaire puissance de l'amour en nous, au-delà des apparences de fragilité et de mal-être que nous traversons" ? Découvrir, que la plus grande puissance intérieure, est la confiance, la "foi" en "ce qui est" ? Ce "ce qui est" étant inscrit en totalité dans notre être, corps-esprit unifié ?

    Amicalement.

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