• Quel impact ont les prises de conscience de nos processus inconscients, sur nous-même ?

    Jung définit un inconscient individuel (histoire et problématique personnelles) et l'inconscient collectif, lieu des archétypes, des schémas, modalités de réactions et de perceptions communs à toute l'humanité, il a une dimension "instinctuelle/intuitive" profonde à mes yeux. Cet inconscient collectif pourrait lui-même émergé d'un "inconscient/conscience universelle" commun à tout ce qui existe. Pour lui, il y a une continuité entre les trois ...
    Toutes ces dimensions peuvent être explorées, mais jamais il n'y aura une conscience individuelle qui soit universelle et totale de tout cela (c'est-à-dire une "disparition" de l'inconscient) ... La vie est, et sera, toujours plus profonde que notre conscience personnelle. La conscience individuelle émerge de la vie, c'est à dire, d'une certaine façon, de "l'inconscient", qui est et sera toujours le "maître du jeu/je" ... Point de vue perso !

    Le chamanisme est une manière d'explorer ces espaces.
    On ne peut saisir un mécanisme inconscient que par les contenus qu'ils véhiculent ... La prise de conscience est à distinguer clairement de la pensée ... C'est un "insgiht", une perception plus globale, ou sous un angle totalement nouveau d'un phénomène intérieur. La pensée peut la susciter comme s'y opposer ...
    Quand on prend conscience d'un processus, de ses tenants et de ses aboutissants, il n'est plus possible de revenir à l'état d'ignorance, d'inconscience ... Les attitudes et choix ultérieures tiennent automatiquement compte de la nouvelle perception.
    Une des problématiques clefs des prises de conscience, est le jugement et les projections que l'on peut faire, soit sur le processus découvert, soit sur le contenu de la prise de conscience ... Un regard neutre et bienveillant sur soi, et sur tout ce qui émerge, est vivement recommandé ! Mais parfois impossible ...
    Dernier point, les prises de conscience évoluent par strates ... On reste longtemps enfermé dans un certain "niveau", ou "contenus" ou "type de processus" de prises de conscience, jusqu'au moment, où une prise de conscience amène tout un autre plan de niveau/contenus/processus à la conscience ... D'où la sensation fréquente que certaines personnes ne peuvent pas entendre toute une facette de nos pensées et ressentis, quand d'autres y "résonnent" naturellement ...

    Pourquoi ce regard neutre et bienveillant est-il parfois impossible ?
    Parce que certains processus inconscients, certaines imprégnations "historiques" profondes, se répètent dans la manière dont on s'appréhende soi-même ...
    Le début du commencement d'une évolution favorable, est d'abord de prendre conscience la négativité que l'on porte en soi, à son propre égard .. De comprendre et considérer qu'ensuite, elle résulte de souffrances passées, de situations relationnelles anciennes et non-reconnues, générant une grande souffrance qui n'a pas eu d'autre exutoire ... Et de tenter alors, d'être bienveillant, non pas à l'égard de cette négativité, mais à l'égard de cette personne qui la vit, c'est-à-dire nous-même ... L'enfant que nous avons été, qui a été enfermé dans une situation psychologique et relationnelle qui ne lui donnait pas d'autres choix ...

    A mon point de vue, ce sont les tensions émotionnelles, ou des émotions puissantes non-intégrées (plus ou moins conscientes et dont la signification personnelle profonde échappe à la personne/conscience) qui sont le moteur de tout cela.
    C'est par l'inconfort qu’elles génèrent que nous cherchons des réponses, des solutions, du "sens". Notre aspiration à ne plus souffrir, notre soif d'une intensité de vie ou de bonheur plus forte, génère la tension intérieure qui crée les conditions de la prise de conscience (insight) ...
    Ensuite un déclencheur intérieur ou extérieur, va "cristalliser" une perception nouvelle ... Celle-ci devra s'incorporer, en la modifiant, à la perception globale antérieure ... Cela peut être ou devenir un processus perpétuel d'évolution constante ...
    On peut avoir l'impression d'être dans une vie parallèle à celles des autres, mais de soi à soi, c'est simplement un changement de perspective, sur soi et/ou sur le monde ou une situation, une relation, un état, un processus émotionnel, de pensée, etc.
    Ce changement de perspective engage aussi, naturellement, des changements d'attitude et de positionnements dans la vie, par rapport à soi, aux autres, à des situations, des relations, etc.

    « Le serpent et la luciole."Cette chose ..." "Les "surdoués et les autres. Penser l'écart." Livres. »
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