• L'égo, la conscience, l'ouverture aux autres.

    Différentes définition de l'ego ici (Wikipédia). Des différentes propositions faites, celles de l'ego dans la spiritualité et celle de l'ego dans le bouddhisme correspondent bien à ce dont le texte parle, et à mon acceptation personnelle.

    L'intérieur = les pensées, les sensations, les émotions, les intuitions, ...
    L'extérieur = le monde objectif.

    Le monde extérieur est perçu à travers le filtre de nos représentations, qui suscitent des réactions physiologiques, comportementales, émotionnelles, intellectuelles, en réponse aux situations extérieures telles que perçues, et en lien avec les besoins vitaux, émotionnels, psychologiques, relationnelles, de réalisation de soi de la personne.

    L’ego, fondé sur de multiples fonctionnements inconscients (réactions émotionnelles stéréotypées, projections erronées sur le monde extérieur (interprétations fausses/faussées des situations) entraînant des comportements inadaptés, souvent contraire aux besoins et aux objectifs légitimes de la personne), est un filtre qui a été performant pour l'adaptation du nouveau-né, puis de l'enfant, à son environnement familiale et sociale, mais qui constitue, à certains égards, un fort handicap, et une source de répétitions des souffrances, des tensions et des conflits qui ont été vécu lors de sa constitution.

    L’ego ne peut être perçu par la personne elle-même, du moins sans un travail de prise de conscience de la réalité de son comportement, puisqu'il est le filtre par lequel elle voit le monde.

    Une personne qui toute sa vie, aura porté des lunettes bleues, ne saura pas qu'elle ne voit pas les couleurs de manière "objective", sauf à se rendre compte que d'autres voient les couleurs différemment d'elle, et que pour autant, leurs visions fonctionnent assez bien pour elles. Elle sera d'autant plus motivé à évoluer (à changer ses lunettes ou à les enlever) si elle se rend compte que la déformation de sa vision, l’entraîne dans des situations difficiles, pénibles, voir douloureuses.

    Un préjugé courant est que la connaissance de soi relève de l'égocentrisme et de l'égoïsme.
    Plus une personne connaît les schémas initialement inconscients qui guidaient ses actions, plus cette personne est à même d'accorder aux autres, et à leur besoins, la place qui est juste, tout en respectant ses propres besoins et objectifs personnels. Moins une personne se connaît, plus elle agit et s'exprime en fonction d'une vision unilatérale du monde et des autres, dans laquelle, prime la réalisation de ses besoins et attentes inconscientes.

    Une personne qui travaille sur le filtre par lequel elle perçoit et interprète le monde, va, par des prises de conscience successives, ouvrir sa compréhension du monde, la sortir des stéréotypes initiaux, développer une écoute d'elle-même (des aspects d'elle-même que son "ego" tenait occulté), des autres, et de la vie. Cette écoute et les actions qui en découlent seront bien plus riches, ouvertes, créatives, en lien véritable avec ses besoins personnels objectifs, et ses capacités à y répondre, dans un respect profond de l'autre et de son bien-être, perçu comme un élément indispensable à son propre bien-être.

    « Les portes du Paradis, la porte de l'enfer !Sur le travail avec les émotions et les mal-êtres. »
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