• Importance de la formulation en CNV.

    Je reviens sur l'importance de la formulation ... Quand il s’agit d'un "merci", il me semble que tout le monde sait à quels sentiments cela renvoie ...

    Mais dés que l'on sort de l'expression de sentiments ou de convictions qui sont communes à tous, effectivement la formulation a de l'importance. Un exemple :
    1 - "Ton propos me fait réagir"
    2 - "Je suis stimulé par ton propos"
    et en référence au vocabulaire de M Rosenberg dans son livre "Les mots sont des fenêtres, ..." :
    3 - "Ton propos a été le ***déclencheur*** de la réaction émotionnelle difficile et désagréable que j'éprouve, et il a stimulé ***la cause, en moi***, de cette réaction".

    Dans la version 3, il est évident que la cause de la difficulté est dans le fonctionnement et les réactions émotionnelles de la personne, et le "déclencheur", le propos de l'autre, réactive ces réactions, il n'est pour rien dans leur existence, et il ne les "cause" pas ...

    Les versions 2 et 3 manifestent que la personne assume que sa difficulté vient d'un fonctionnement intérieur, dont l'autre n'est pas responsable.

    Dans la version 1, cela n'apparaît pas.
    La version 1 peut donc très bien indiquer que la personne rejette la responsabilité de sa réaction sur l'autre, au lieu de reconnaître et d'accepter, que la cause de cette réaction est en elle ...
    Pour autant, une personne peut très bien utiliser la version 1, emportée par l'habitude et le flot de l'échange, tout en voulant dire, et en sachant concrètement, qu'elle va devoir regarder en elle-même, prendre en compte avec empathie et ressentir sa propre souffrance ou son malaise ...

    Mais on ne peut pas décider, sur la seule base de cette phrase, si nous sommes dans le cas où la personne rejette la responsabilité de sa réaction, ou bien l'accepte.

    Après, entre une personne qui accepte la responsabilité de la cause de sa réaction et une qui la rejette, la différence de comportement est claire : la première reconnaît "je suis touchée, je vais prendre du recul", ou sans le dire va le faire, et ne revenir que quand elle estimera être suffisamment au clair, la deuxième va essayer d'invalider, de critiquer, de faire disparaître de son horizon le déclencheur, ou carrément l'autre, et ce sera toujours "l'autre" qui aura, ou sera la source du problème ...

    N'ayant pas de formation en CNV, autre que le livre de Marshall Rosenberg, mon expérience personnelle, et les échanges dans ce groupe, je ne suis pas sûr que ma compréhension soit bonne, et si des personnes ayant approfondi la formation CNV, ont des corrections ou des éclairages à apporter, j'en serai très content !

    Ceci dit j'ai observé que des personnes que j'ai trouvées très compétentes en CNV sur le forum CNV OSBD sur FB (il faut être inscrit pour accéder aux échanges), ont utilisé la deuxième formule "je suis stimulé ...", et ont aussi expliqué qu'elles pratiquaient un retour sur soi, quand elles étaient "stimulées" ... ce qui va dans le sens de ma compréhension ! ;) <3

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